Accueillir

Les paroisses ne peuvent pas concurrencer les relais institutionnels et là n’est pas leur vocation.

En revanche, elles peuvent fédérer les énergies au niveau d’un quartier et mettre en place un accueil d’esprit familial.

C’est exactement ce que recherchent les gens de la rue : un accueil de proximité, personnalisé, paisible, qualitatif.

Bénévoles et accueillis partagent, en un même lieu, une même table, un même couchage.

 

Les gens de la rue manquent avant tout de repas chaud et de sommeil profond dans un lieu sûr.

Si possible les gens de la rue participent aux tâches du soir.

Moins le matin, car ils sont mobilisés par le rangement de leurs affaires : une journée dans la rue les attend, qu’il pleuve ou qu’il vente.

 

Tout le monde peut participer à l’opération, en fonction de ses talents, sa disponibilité et son charisme propre.

Les gens de la rue sont sensibles à la mobilisation que leur accueil suscite. C’est un temps de resocialisation riche, parfois porteur d’un nouvel élan pour eux.

 

« Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi » (Matthieu, chapitre 25, 35-36).